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ANALOGIQUES sont disponibles sur manuscrit.com (chercher
VIALLET):
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viallet) sur
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- auteur: Jean-Marc Viallet
- titre: Pensées Analogiques
- édition: Manuscrit.com
- ISBN: 2-7481-2680-7
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- Plan
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- 1-Du questionnement
- 2-Des questions fondamentales
- 3-Du progrès
- 4-Des présupposés
- 5-De l'analogie
- 6-Des sens
- 7-De l'observation du vivant
- 8-De l'externalisation
- 9-De l'atome
- 10-De la relativité
- 11-De la souffrance
- 12-Du patrimoine intérieur
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- Annexe (courriers)
- Bibliographie
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- Extrait:
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- Je classe les gens en deux catégories: ceux qui se
posent des questions,
- j'entends des questions fondamentales, et ceux qui ne s'en
posent pas.
- Pourquoi cette classification? Sûrement parce que je me
pose des
- questions moi-même et ne comprends pas les gens qui se
contentent de
- vivre sans se questionner (des dormeurs).A mon sens, l'homme
"vrai" est
- voué à cette réflexion ( ce que Rodin a
bien exprimé avec son penseur),
- bien que cette assertion puisse paraître orgueilleuse.
Bref je pense que
- le questionnement est le propre de l'homme.
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- Cette universalité ne fait aucun doute : on remarque en
effet que ce
- soit en occident ou bien en orient, dans de nombreuses
cultures, que des
- jeunes poussent cette réflexion jusqu'à se faire
moine ou entrent en
- "religion" pour réaliser leur soif de connaissance ou
de spiritualité.
- A cette condition monastique au sens large (on peut inclure
les classes
- prépa dans ce schéma à mon avis) la
relation sexuelle est selon les
- obédiences permise ou non (permise par exemple chez les
protestants et
- en orient chez certaines obédiences bouddhistes) : le
sexe n'a rien à
- voir à l'affaire.
- Mais il ne faut pas confondre religion et spiritualité.
On peut être
- empris de spiritualité sans croire en Dieu (le dieu des
trois
- monothéismes, ou bien d'autres dieux plus exotiques),
c'est le cas du
- bouddhisme qui élude cette question.
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- La remarque qui vient naturellement suite à cette
affirmation sur le
- questionnement est: à quoi cela sert-il? A quoi cela
mène-t-il?
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- On peut penser d'abord qu'une compréhension des choses
peut permettre
- d'agir, bref de réaliser un certain instinct de
domination sur le monde
- qui nous entoure. Le questionnement scientifique a en effet
permit, une
- fois les lois de la physique connues, d'agir sur la
matière avec
- l'industrialisation que l'on sait.
- L'homme serait en quelque sorte assoiffé de
connaissance pour pouvoir
- assouvir son pouvoir sur les choses ou sur les hommes.
- Il ne faut pas sous-estimer cet instinct de domination. Des
psychologues
- disaient à une certaine époque que la passion
pour l'informatique visait
- à assurer la domination de l'homme sur la machine.
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- Pourquoi essayer de comprendre? Pourquoi ne pas profiter du
monde tel
- qu'il nous est offert sans tenter de percer son
mystère? Vaste débat. Et
- on observe parmi les gens les deux tendances...
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- En Orient, certains jeunes sont paraît-il attirés
par les yogis et
- autres gourous par les fabuleux pouvoirs qu'on leur fait
miroiter
- (télépathie, omniscience, sortir de son
corps...)
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- Mais je pense qu'un honnête homme rejettera cette
tentation de pouvoir
- et voudra tout simplement vivre en harmonie avec l'univers,
être avec, à
- travers sa compréhension.
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- On pourrait aussi dire que cette soif de connaissance est
plutôt le
- propre de l'enfant qui veut devenir adulte, bref un truc d'
"ado", mais
- que cette soif ne sera peut-être jamais
étanchée tant le monde évolue et
- qu'il faut une perpétuelle remise en question pour
rester au niveau.
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- Quoi qu'il en soit et qu'elle qu'en soit la raison, je me
questionne
-
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- Déjà à ce stade du pourquoi du
questionnement, ou pourquoi du pourquoi,
- des objections peuvent apparaître :
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- -Le psychanalyste peut dire qu'il s'agit d'une
réflexion de névrosé.
- -Le marxiste peut aussi dire que c'est une pensée "
petite bourgeoise ",
- et que seuls les gens à l'abri du besoin peuvent se
payer le luxe d'une
- telle réflexion.
- Il s'agit là à mon avis d'objections typiquement
matérialistes, qui ne
- prennent pas en compte la dimension spirituelle de
l'être humain.
- Et si l'ombre du marxiste, du psychanalyste, ou d'autres
maîtres à
- penser cessaient, lors des transes de la plume, de brider le
cheminement
- intellectuel?
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- Une autre objection est de dire qu'il peut y avoir
effectivement comme
- un danger à se noyer dans des pensées qui
restent supputations sans
- avoir un solide bagage philosophique auquel se
référer, au risque de ne
- développer que verbiage infini.
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- Si le but visé est juste de philosopher (amener des
pensées qui font
- "progresser" cette matière), on peut partager cette
approche "carrée"
- qui peut éviter la re-découverte du fil à
couper le beurre...
- En revanche, quand le besoin de coucher sur le papier quelques
- réflexions se fait sentir, ce serait dommage de
censurer cette manière
- d'introspection, pouvant peut être un jour
déboucher sur des écrits
- construits grâce au "solide bagage philosophique", qu'il
n'est pas
- interdit d'acquérir parallèlement.
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- Je pense avoir tout de même plusieurs cordes à
mon arc:
- -sans avoir de 'solide' bagage philosophique, une année
de philo en
- terminale (la France est le seul pays à proposer cette
matière en cursus
- général).
- -une origine protestante, même si je n'adhère pas
à cette religion.
- -une formation scientifique.
- -une réflexion aiguisée par des discussions et
des lectures variées (à
- 39ans on commence à avoir un peu de bouteille).
- -un certain vécu.
- -je vote.
- bref les caractéristiques d'un "honnête homme"
d'aujourd'hui
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- Il me semble qu'il y a peu à attendre de la philo
officielle mais
- quelque chose à gratter du côté des
philosophies orientales et de
- 'l'ésotérisme" au sens large qui inclut la philo
(je compte les
- religions comme des ésotérismes particuliers)
- La philosophie occidentale universitaire n'a pas le monopole
de la
- réflexion.
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- De plus, un cursus académique me paraît brider la
créativité et
- l'originalité. Si l'on fait l'analogie avec la musique,
des styles
- novateurs comme le Jazz ou le Rock ont été
créés par des musiciens
- souvent sans aucune culture classique- certains ne sachant
même pas
- déchiffrer une partition, alors que la musique
académique contemporaine
- a produit une musique complètement élitiste qui
n'intéresse qu'une
- minorité avertie.
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- Enfin, en fait de verbiage infini, je serai content si je
pouvais
- accoucher ne serait-ce que d'une cinquantaine de pages.
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